Malgré les beaux discours de Luc Chatel qui voudrait faire croire qu’on peut faire plus avec moins, ceux qui fréquentent les collèges et les lycées connaissent des conditions d’études et de travail de plus en plus dures : classes surchargées, jeunes sans affectation, profs sans formation… Comme si ça ne suffisait pas, Luc Chatel a décidé en juin de torpiller les droits des lycéens : procédure disciplinaire automatique pouvant entraîner l’exclusion pour tout cas de « violences verbales », durcissement des conditions pour créer une asso pour les moins de 18 ans… Les cours de morale et « le serment d’allégeance aux armes » proposé par Copé viendront bientôt remplacer le droit de penser par soi-même.
Ils essaient de nous museler car ils savent bien que l’avalanche de réformes de ces dernières années (des lycées, de la formation des enseignants, suppressions de postes…) se traduit aujourd’hui par des inégalités de plus en plus insupportables. À tel point que le village de Puy-Saint-Vincent a été obligé de payer lui-même le salaire d’une institutrice pour maintenir une classe ouverte. Si ça continue comme ça, bientôt seuls les villes et villages riches pourront assurer une éducation aux jeunes qui y habitent.
Les autres iront rejoindre les 150 000 jeunes qui sont déjà tous les ans mis à la porte de l’éducation nationale. Le gouvernement pleure régulièrement sur leur sort mais là encore c’est le résultat de leur politique. Les établissements, mis en concurrence par les réformes, sont incités à sélectionner leurs élèves pour avoir les meilleurs taux de réussite possibles aux examens, à mettre en place leur propre programme alors que le cadre national assurait l’égalité. Et ils ont de moins en moins de moyens pour suivre et faire réussir tout le monde (suppression des rased par exemple). Cette année encore, des milliers de jeunes à travers la France se retrouvent privés d’école : il n’y a pas assez de place pour eux !
Sarkozy et sa clique se justifient en répétant que les caisses sont vides, pourtant les millions existent quand il s’agit de sauver les banquiers qui nous ont conduits à la crise ou de participer à une guerre en Afghanistan, en Libye ou encore en Côte d’Ivoire. Si l’éducation est un droit, le gouvernement ne respecte pas la loi !
Le gouvernement veut imposer l’austérité à notre éducation, on ne le laissera pas faire ! Pour une éducation de qualité pour tous et les moyens qui vont avec : tous dans la rue le 27 septembre avec les profs, et le 15 octobre avec tous les autres jeunes d’Europe !