Mouvement des jeunes communistes
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Quelques nouvelles de Cuba

Convocation du 6ème congrès du Parti Communiste de Cuba

Raul Castro Ruz, deuxième secrétaire du Comité central du PCC et Président des Conseils d’Etat et de ministres, a annoncé aujourd’hui lors de la cérémonie du dixième anniversaire de la signature de l’Accord général de coopération entre Cuba et le Venezuela, que le bureau politique du PCC a décidé de tenir son 6 ème congrès dans la seconde quinzaine du mois d’avril 2011, à l’occasion du 50e anniversaire de la victoire de Playa Girón. Le thème principal sera l’analyse de l’actualisation du modèle économique et social du pays. Un grand débat populaire sera initié qui se déroulera du 1 Décembre 2010 au 28 Février 2011 avec comme base de discussion, un document sur les orientations politiques et sociales du pays, qui sera mis en vente dans tous les kiosques au prix d’ 1 peso. Raúl a également annoncé que se tiendra, à la fin 2011, la première Conférence Nationale du Parti , qui analysera des thèmes internes à l’organisation ainsi que d’autres questions d’importance nationale.

Hugo Chavez relève que Cuba et le Venezuela ont construit un système d’intégration unique au monde

(RHC)- Le Président vénézuélien, Hugo Chavez, a relevé ici, à La Havane, que son pays et Cuba ont bâti un système d’intégration sans précédents dans l’histoire du monde. Il a tenu ces propos dans une intervention spéciale à la télévision cubaine au cours de laquelle il a ajouté : “Nous les Cubains, les Vénézuéliens, nos deux Révolutions, nos deux gouvernements, chacun respectant les particularités de l’autre, nous avons créé un système d’intégration sans précédents, pas seulement en Amérique Latine mais aussi dans le monde. Nous avons mis sur place un mécanisme, un système d’intégration, d’union absolument complémentaire. Nous nous complémentons. Nous ne nous régissons pas par les mécanismes de concurrence du capitalisme. Nous avons des mécanismes d’intégration généreux, humanistes qui ont été utiles à nos deux pays. Je considère que l’apport que le Venezuela a fait à Cuba a été modeste mais important. Chaque jour, nos deux pays s’entraideront plus et mieux pour atteindre l’objectif d’une Révolution Socialiste et je cite Simon Bolivar : donner au peuple tout entier la plus grande part possible de bonheur, de sécurité sociale et de stabilité politique. Je crois qu’il revient plutôt aux Cubains d’évaluer avec exactitude le modeste apport que le Venezuela a fait. Mais l’addition des deux apports mutuels, ces deux mécanismes qui ne sont qu’un seul, n’ont pas de précédents. Nous sommes en train de démontrer que nous pouvons faire beaucoup de choses ; atteindre des objectifs très ambitieux avec peu de ressources financières mais surtout avec la ressource immense de la volonté, de l’amour. Comme l’a dit José Martí : « L’amour se paie avec de l’amour » Hugo Chavez assiste ici à Cuba aux activités de commémoration du 10e anniversaire de l’Accord Intégral de Coopération entre nos deux pays qu’ont signé lui et le leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro le 30 octobre 2000, à Caracas. En évaluant les 10 ans de relations entre Cuba et le Venezuela, Hugo Chavez a indiqué que nos deux pays sont le berceau d’un monde nouveau. Il a également fait savoir qu’il se réunira avec le Président Raul Castro et avec d’autres membres du gouvernement pour procéder à une révision exhaustive de l’Accord de Coopération Cuba-Venezuela ; sa portée en 10 ans de fonctionnement pour le proroger de 10 ans encore. Il a dénoncé le fait que l’opposition vénézuélienne et l’empire étasunien tentent de monter une opération contre la Révolution Bolivarienne pour présenter comme un héros le trafiquant de drogue Walid Makled, arrêté en Colombie. Le Chef de l’État vénézuelien a indiqué qu’il est persuadé du fait que le gouvernement colombien ne va pas se prêter à ce jeu. Il a indiqué qu’il y a un plan pour nuire aux relations entre le Venezuela et la Colombie.

Venezuela et Cuba comptent produire du pétrole dans le golfe du Mexique

LA HAVANE, 9 novembre - RIA Novosti Le Venezuela et Cuba envisagent de lancer une production pétrolière dans la zone économique cubaine du golfe du Mexique, a annoncé lundi le président vénézuélien Hugo Chavez en visite à La Havane. "Nous savons que Cuba est riche en pétrole. Nous commencerons bientôt le forage de notre premier puits commun", a-t-il déclaré lors d’une cérémonie solennelle consacrée au 10e anniversaire du traité de coopération bilatérale entre les deux pays. La cérémonie s’est déroulée en présence du leader cubain Raul Castro. La prospection et la production de pétrole dans les eaux territoriales cubaines figurent parmi les projets conjoints mis au point dans le cadre du traité de coopération entre Caracas et La Havane. Les dates du début du forage demeurent pour le moment inconnues. Cependant, M.Chavez a déjà demandé au ministre vénézuélien de l’Energie, Rafael Ramirez, de trouver une plate-forme appropriée, brésilienne, de préférence.

Un geste remarqué : le don de Silvio à une institution dominicaine.

(AIN) - La presse dominicaine s’est faite écho du don fait par le chanteur cubain Silvio Rodriguez de mille copies de son dernier album à l’association dominicaine Nido para Angeles (Un nid pour des anges) qui s’occupe d’enfants atteints de paralysie cérébrale. Les quotidiens Listin Diario, El Nacional et d’autres médias dominicains signalent que l’artiste cubain a remis le don à la présidente de cette institution, Monika Despradel, lors d’un acte célébré à La Havane, et qu’il a déclaré que c’était la meilleur façon de récompenser l’affection que le peuple dominicain lui avait toujours manifestée. Les médias dominicains ont ajouté que le DVD présente le concert offert par le musicien cubain en République Dominicaine en 2007, et qu’il reprend plus de 20 chansons de l’artiste, parmi lesquels figurent La era está pariendo un corazón (notre ère va accoucher d’un cœur), Días y Flores (des jours et des fleurs), La Gaviota (la mouette) et La Masa (La masse). Les médias ont également reproduit le discours de remerciement de Monika Depradel, qui a exprimé que ce don avait beaucoup de signification pour son association car il provient d’un pays frère, d’un ami et d’un artiste comme Silvio.

Les contrats commerciaux signés au cours de la Foire Commerciale FIHAV 2010 dépassent les 100 millions de dollars

Par Miguel Maury Guerrero / ahora.cu La 28ième Foire Internationale de La Havane a permis la conclusion de contrats commerciaux pour plus de 100 millions de dollars et la signature de nombreuses déclarations d’intentions avec des fournisseurs étrangers. Lors de son allocution à la cérémonie de remise des prix, effectuée ce jeudi au Palais des Conventions de notre capitale, le président du Comité organisateur du rendez-vous commercial, Abraham Maciques, a affirmé que l’événement prend de l’ampleur malgré la complexité de la situation économique internationale. Maciques a signalé que la récente édition de la FIHAV a compté sur plus de 3 500 expositeurs de 58 pays. Il a également souligné la célébration de réunions significatives dans le cadre de la Foire, comme par exemple la 97ème Réunion du Conseil de Direction de l’Association Caribéenne de l’Industrie et du Commerce. Maciques s’est également félicité du niveau atteint par les 400 entreprises cubaines, qui se traduit par l’attribution de 10 médailles d’or décernées à plus de 10 produits nationaux pour leur qualité. Parmi les entreprises cubaines récompensées figurent l’entreprise de Production d’Aliments (PRODAL), l’entreprise de Productions Métalliques (COMETAL), le Groupe Industriel de l’Automobile UNECAMOTO et CUBALUB. Une mention spéciale a été décernée au médicament Heberprot-P, très efficace dans le traitement du pied diabétique. En ce qui concerne les produits étrangers, le Brésil a reçu la plupart des prix, mais des produits de l’Espagne, du Canada, de l’Allemagne, de l’Italie, et de Hollande ont également été récompensés. Les activités de la FIHAV 2010 se poursuivront jusqu’à demain dans les installations d’Expocuba, avec des présentations dans les différentes salles d’exposition et la célébration du 8ème Session du Comité d’Entreprises Cuba-Chine.

Amérique latine : Solidarité pour le passage de la transformation sociale à la transformation socialiste !

— -Christian DELARUE 1 La société et l’Etat. En Amérique latine les mouvements paysans et ouvriers ont mis au commande de certains pays (1) des équipes et des chefs d’ Etat pour changer la société. Alors qu’en Europe une partie du mouvement critique est passé de Gramsci à Négri en s’imaginant que l’on "change la société sans prendre le pouvoir", au Vénézuéla en 1998 on articule généralisation des luttes avec prise du pouvoir d’ Etat. Grégoire Souchay en dresse un bilan (2) nécessaire. Premier point. Disposer du pouvoir d’ Etat est insupportable à toutes les droites ! Second point important : le pouvoir est ailleurs, dans la société civile, dans les banques, dans les grandes entreprises capitalistes, dans les médias. 2 Le social et l’environnemental. Avec la Bolivie et Cuba, le Venezuela est le seul État à avoir dénoncé internationalement avec autant de fermeté la responsabilité des pays riches dans les destructions environnementales, avec cette formule qui fera date : « Si le climat était une banque, ils l’auraient déjà sauvé ». Si la consommation augmente dans ces pays c’est aussi avec l’apparition de nouvelles normes environnementales qui ne sont pas imposées mais laissées à l’éducation populaire et au temps. 3 Transformation : Reste à rompre avec le capitalisme ! On parle beaucoup du socialisme du XXI ème siècle dans les pays d’Amérique latine mais aucun des trois pays (1) ayant entamé un processus conséquent de transformation sociale n’est passé à la transformation socialiste. Aucun n’a rompu avec le capitalisme. Certes la pression de l’impérialisme des USA reste très forte. L’arrivée de B Obama n’a rien changé des politiques anti-sociales et anti-nationales menées contre les pays en voie d’émancipation de la tutelle impérialiste. La Colombie sert de pointe avancée des USA contre l’émancipation au Sud. La chose est d’autant plus aisée que le niveau d’intégration continental sud-américain est faible. Mais tout n’est pas à mettre au compte de l’impérialisme. Il faut aussi compter avec les bourgeoisies nationales qui reprennent l’offensive. Il faut enfin tenir compte de la crise économique mondiale qui a frappée durement la plupart des pays d’Amérique latine. 4 Des nationalisations au contrôle ouvrier ! Au Vénézuela, avec la chute des recettes pétrolières, la révolution est entrée dans une phase critique. Après une série de nationalisations, c’est paradoxalement le secteur privé qui connaît la plus forte croissance, passant de 64,7% du PIB, en 1998, à 70,9% en 2008. Il est temps d’ouvrir plus largement la démocratisation des entreprises. Le Vénézuela reste toujours dans un entre-deux "Entre contrôle ouvrier et bureaucratie persistante" ainsi que l’a écrit en 2007 Sébastien Brulez (2). Après les nationalisations il faut enclencher une dynamique de contrôle des travailleurs ! C’est là "la révolution dans la révolution" ! 5 Étendre la révolution sur le continent ! Qu’il y ait encore un mouvement social actif ne suffira pas au succès, et à rompre véritablement avec le capitalisme pour passer au socialisme. Car les banques contrôlées par les capitalistes continuent de nuire et de nombreuses directions d’entreprise sabotent la vie économique. Le "parlementarisme social de rue" a-t-il avancé depuis 2007 ? Fort peu. Il est difficile de maintenir les coopératives, une production sociale et solidaire (ESS) digne de ce nom, une petite agriculture soutenable, dans un environnement capitaliste où les grands entrepreneurs imposent leur logique dans l’entreprise (travaillisme) et hors de l’entreprise (concurrence). D’autres nationalisations sont à prévoir mais l’essentiel pour passer au socialisme c’est surtout de poursuivre ce qui est entrepris au niveau continental avec une logique de socialisation. Chàvez a déjà créé l’ALBA, la Banque du Sud, Petrocaribe, le SUCRE, etc. Si le processus socialiste ne part pas d’emblée au niveau continental il faut remarquer aussi qu’il n’y a pas de socialisme dans un seul pays (3). 6 Solidarité internationale. Pour mener à bien ces taches, il importe de poursuivre la solidarité des travailleurs européens avec les travailleurs sud-américains. Nous voulons aller vers le socialisme mondial !


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