A l’heure où le chômage des jeunes atteint 23% et plus de 44% de précaires chez les moins de 25 ans, le gouvernement et ses alliés continuent de nous dire que tout va pour le mieux et qu’ils ne peuvent pas faire plus. Ils attaquent même les précaires en les traitant « d’assistés » ! Alors que les 2,7 milliards d’euros prêtés par l’État aux banques durant la crise ne sont toujours pas remboursés, ces mêmes banques font des profits mirobolants sur les crédits qui ont doublés en un an, contractés par les moins de 25 ans. Ce sont les banques et les capitalistes qui sont les profiteurs, les assistés !
C’est donc bien un choix clair qu’a fait le gouvernement : donner aux banques en prenant aux jeunes !
Déjà en 2006, avec le Contrat Premier Embauche (CPE), la droite au pouvoir voulait rendre légal l’esclavage des jeunes en donnant le droit aux patrons de les virer sans explications après s’être servi d’eux ! Mais la jeunesse par sa lutte, son engagement et sa détermination a fait plier le CPE, la rue a eu raison de ces politiciens au service des profiteurs. Mais ils continuent de précariser la jeunesse : Réforme des ASSEDIC, réforme des universités, réforme du stage, des CROUS... Autant d’attaques faites à l’emploi, à la formation et aux droits des jeunes. Cette fois-ci ce n’est donc plus une réforme contre laquelle il faut se battre, mais contre une situation qui dure depuis trop longtemps !
Le gouvernement doit cesser de précariser toujours plus la jeunesse et doit lui assurer une réelle formation et l’assurance d’un emploi correctement rémunéré. Mais il doit aussi assurer la sécurité d’un emploi stable !
La précarité a de multiples visages et c’est sur cette pluralité que joue la droite pour tenter d’empêcher une lutte massive des jeunes. Elle multiplie les réformes et les fait passer de façon non démocratique, sans écouter la jeunesse. Être précaire c’est certes être mal payé, mais c’est aussi la difficulté d’accès aux services publics tels que les transports, la santé ou l’éducation. C’est aussi ne pas avoir de sécurité d’emploi, être mal logé, ou être obligé de vivre chez ses parents jusqu’à plus de 25 ans par manque d’argent, ou encore ne pas manger à sa faim... Être précaire c’est tout simplement vivre dans une angoisse constante du lendemain !
La jeunesse n’a plus d’espoir en l’avenir, elle le craint ! C’est à ce système de peur que les jeunes communistes disent : STOP !
L’enjeu de la lutte qui s’annonce entre le gouvernement et la jeunesse est celui ci : N’attendons plus qu’on nous impose des réformes, pensons ensemble une alternative à cette société capitaliste, pour être une réelle force de proposition et pas seulement d’opposition !
La santé, l’éducation, les transports sont des droits et nous revendiquons leur accès gratuit !
Le logement n’est pas un luxe ! C’est un droit fondamental ! L’Union des Étudiants Communistes revendique la nationalisation du logement étudiant pour qu’il soit accessible à tous et pas seulement aux plus riches ! Le logement étudiant ne doit plus être la proie des spéculateurs et des intérêts privés !
Arrêt des contrats précaires et des stages non-rémunérés. Tout jeune doit pouvoir accéder à l’emploi sans passer des années à jongler entre les emplois précaires et les stages non-rémunérés ! Nous proposons une véritable politique de l’emploi/formation par une possibilité de se former tout au long de la vie si on le souhaite.