Mouvement des jeunes communistes
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Emploi : ils nous prennent en otage !

La parution des chiffres du chômage de l’Insee, jeudi dernier montre encore une fois que la jeunesse est la variable d’ajustement de ceux qui nous gouvernent : le taux de chômage toute classe d’âge est stable à 9,7%, mais il augmente encore pour les jeunes, de 0,9% sur les trois dernier mois. Environ 630 000 moins de 24 ans sont privés d’emploi.

Perspective économique mauvaise : un grand nombre « d’experts » tablent sur une augmentation du chômage pour 2011, loin des habituels mensonges du gouvernement. (Special Report, Natixis, décembre 2010)

Plus généralement, 1 jeune sur 5 vit sous le seuil de pauvreté, soit 1 million de personnes (Oct. 2010, Secours Populaire). La droite et le MEDEF nous expliquent à longueur de temps qu’ils s’occupent de nous, et ils le font : ils réalisent leur rêve d’un pays de galériens. A Pôle Emploi, l’offre d’emploi précaire prend le pas sur l’emploi stable. Un jeune salarié sur deux n’a pas de CDI !

Entre 2002 et 2005, le nombre de pauvres de moins de 25 ans a explosé de 27% ! Et ce n’est pas l’extension du RSA aux jeunes qui change quoi que ce soit, au contraire : Il y a 3 400 allocataires du RSA jeunes sur les 160 000 éligible au dispositif (Le Parisien 4/12), pour un montant de 460E. Une des mesures en « carton » du fumeux plan Jeunes.

Les Jeunes Communistes dénoncent les casseurs d’avenir, qui d’un côté affichent un coupable mépris de ce que les jeunes ont à dire, et de l’autre font de nous des précaires, tout en niant notre droit à intervenir dans le débat pour notre avenir ! Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ministres usés, liés au monde du fric et autres condamnés pour injures raciales.

Droit au travail pour tous et enjeux du statut de salariés, détachés des objectifs comptables.

Un rapport du MEDEF de 2004 préconisait l’instauration d’un « véritable pouvoir de contrôle » sur les chômeurs et des « facilités » pour leur supprimer leurs allocations. Reléguer une partie du salariat dans la « réserve » des chômeurs a toujours été, pour le patronat, un moyen privilégié de peser sur les salaires et les qualifications de ceux qui travaillent.

Sous couvert de simplification, de rationalité, d’efficacité et d’économies, la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC répond exactement à cette exigence. Elle entreprend de culpabiliser par le contrôle et de soumettre par la privation des minima sociaux, elle introduit, également, parmi ses dispositions un contrôle des papiers des travailleurs étrangers et leur signalement aux préfectures. Pour finir, cette réforme sécrète1800 nouveau x chômeurs, quand l’ANPE réalise des économies en licenciant, le système ne se marche-t-il pas sur la tête ?

Dans leur course infernale à la régression sociale, les capitalistes sont passés à un cran supérieur dans l’exploitation et l’instrumentalisation du chômage. Sarkozy a pleinement satisfait le MEDEF et a ainsi confirmé sa détermination à servir les intérêts de sa classe.

NOUS PROPOSONS :

• La question du statut. Chacun doit pouvoir bénéficier d’un contrat à durée indéterminée et à temps plein qui contribue à sécuriser son parcours professionnel. Pour cela, ce contrat doit assurer au jeune travailleur le même salaire que les autres salariés de même qualification et de même poste. Il doit également lui permettre de bénéficier d’un droit à une formation continue adaptée à ses diplômes et à sa qualification, tout au long de la vie ! Opposer privilégiés contre galériens pour ensuite précariser tout le monde est une vieille recette, pourtant c’est le statut, moins que de la notion de mérite ou d’accomplissement d’objectifs de court terme qui est l’outil pour sortir le travail du marché.

• Les exonérations de charges. Les contrats d’apprentissage et d’alternance, d’insertion ou de professionnalisation doivent donner une rémunération au moins égale au Smic, lui-même revalorisé à plus de 1 500 € net. Les contrats aidés, mal rémunérés, mais qui permettent aux employeurs de toucher des aides de l’État sans contreparties, doivent être revus.

• Sortir les salariés du système marchand et mise en place d’une allocation de formation, de recherche du premier emploi, de retour à la formation d’un montant adapté à la situation de chaque jeune et financé par cotisations et l’ouverture d’une nouvelle branche de la Sécurité Sociale. Pas de charité pour les privés d’emplois, mais une vraie rémunération !

• Des droits nouveaux pour les salariés et les comités d’entreprises afin qu’ils puissent intervenir sur les choix stratégique et de gestion de leurs entreprises.


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