Alors que les salariés exigent une sécurité dans leur emploi, le patronat veut imposer une précarisation généralisée. Après avoir échoué sur le CPE, après la création du CNE, le MEDEF se lance à l’attaque du CDI. Le contrat de travail aujourd’hui le plus protecteur pour les salariés est aujourd’hui en danger. Le patronat a pour objectif de flexibiliser le marché du travail en assouplissant les règles protégeant les salariés. Il va pouvoir, par exemple, licencier plus facilement. Voilà ce qu’ils appellent la « flexisécurité », la sécurité pour le patron licencieurs et la porte pour le travailleur !
Malgré quelques maigres contreparties, le voeu du grand patronat de pouvoir licencier facilement l’ensemble des salariés est exaucé :
Rupture du contrat qui n’est ni un licenciement, ni démission, mais une séparation à l’amiable sans motif de licenciement. Un CNE nouvelle génération pour tout le monde !
Allongement de la période d’essai pour tous
Embauche le temps d’une mission pour les ingénieurs et les cadres
Montant de l’assurance-chômage variable selon la conjoncture
Précarité, chômage à répétition, bas salaires… Voilà la perspective que Sarkozy et les milliardaires du CAC 40 veulent pour les jeunes de ce pays. Après les promesses miraculeuses de 2007, les jeunes, les salariés, les chômeurs, les retraités doivent s’attendre à payer la facture des cadeaux fait aux plus riches. En ce début d’année, les plus aisés reçoivent les millions d’euros de baisse d’impôts, pendant ce temps, les plus modestes se serrent la ceinture, voient les prix augmenter, peinent à payer leurs factures, attendent avec toujours plus d’impatience le jour de paye. C’est inacceptable !