L’examen de la nouvelle loi Besson débute à l’assemblée mardi 28 septembre. Cette loi se propose de balayer tout ce qui peut faire obstacle aux expulsions et tout ce qui garantit encore le droit des étrangers en France.
Cette loi minimise le contrôle des juges, accusés de libérer trop facilement les sans papiers détenus en attente de leur expulsion.
Elle fait de la France entière une « zone d’attente » (un étranger rentré sans autorisation, contrôlé pour la première fois et s’il n’a pas encore fait de demande d’asile ou de demande de régularisation sera considéré comme n’étant pas sur le territoire français, …. même si le contrôle se passe en plein Paris ! ), ce qui permet de se passer de juge mais aussi de refouler des mineurs isolés.
Elle contraint encore la procédure d’asile, pour la rendre encore moins efficace.
Il serait trop long de décrire ici tous les effets de cette loi. Mais pouvons-nous accepter que s’instaure une telle différence de traitement, une telle différence devant le droit entre les étrangers sans papiers et le reste de la société ? Acceptons-nous que leurs -peu- de droits soient réduits à presque rien ? Tout cela pour continuer de ramasser les électeurs fidèles au front national et pour faire peser une menace encore plus grande sur les travailleurs sans papiers qui ont osé relevé la tête et militer pour leurs droits aux cotés de leurs frères Français ?
Bien sûr que NON, nous ne pouvons pas !