... contre la droite, contre les dérives religieuses et les réactionnaires de tous horizons. Le combat pour le droit à l’avortement, les différents moyens de contraception et à la prévention sont de grandes batailles historiques. En 1975, la loi fut portée par Simone Veil contre son propre bord politique.
Maîtriser son corps, c’est une liberté fondamentale pour la jeunesse, y compris les hommes ! En effet, un couple de jeunes en ces temps précaires, doit avoir la possibilité de fonder une famille quand il le souhaite. Cette loi n’engage pas seulement les femmes mais tout jeune qui subit les dures lois du capitalisme. L’accès aux plannings familiaux, à la santé, le choix du moyen de contraception et de protection sont des droits fondamentaux pour la jeunesse.
Roselyne Bachelot alors ministre de la Santé, a fait voter en 2009 la loi Hôpital, Patient, Santé, Territoire (HPST) qui casse l’hôpital public. Adieu la proximité : Fermetures et concentrations des hôpitaux ! Adieu également les actes chirurgicaux qui ne rapportent pas ! Dans cette optique, les Centres d’interruptions Volontaires de Grossesses et les maternités sont particulièrement touchés, et nous sommes obligés de nous battre pour préserver ce droit acquis historiquement.
Avec cette réforme, nous assistons à la fermeture des centres I.V.G., cette pratique n’est pas assez rentable : on ferme ! À ce jour, les CIVG de Broussais et Jean Rostant ont fermé, et les centres de St-Antoine, Poissy ou encore Avicenne sont menacés d’une fermeture imminente. Il s’agit là d’un véritable choix politique du gouvernement de se désengager dans la pratique de l’IVG au sein de la santé publique !
De plus, cette loi regroupera, à terme, les centres hospitaliers d’Île de France en pôles d’activités plus « compétitifs ». Nous passerons donc de 37 hôpitaux, à 12 établissements. Nous faisons face à une restructuration, libérale, classique. Au programme près de 4000 postes de personnels médicaux et para-médicaux supprimés. Tout cela se fait dans le mépris total des professionnels de santé et des usagers, comment l’état souhaite t-il maintenir une offre de soins de qualité dans ces conditions ?
L’application de cette réforme, votée en juillet 2009 remet donc en cause notre système de santé basé sur l’égalité où chacun a accès à la même qualité de soins sur tout le territoire, et quelque soit son revenu, et le droit fondamental et historique à disposer de son corps.